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Mise en sommeil d’une société : mode d’emploi

Publié le 2026-11-05

Votre activité s’arrête pour un temps, mais vous ne voulez pas fermer votre société pour de bon ? La mise en sommeil permet de faire une pause sans dissoudre. Elle est pratique, mais elle a une durée limitée et ne supprime pas toutes les obligations. Voici ce qu’il faut savoir avant de choisir.

Ce qu’est la mise en sommeil

La mise en sommeil est une cessation temporaire d’activité. La société continue d’exister, garde son numéro SIREN, ses statuts et son siège, mais elle n’exerce plus d’activité.

Elle se déclare au guichet unique, comme une modification. Contrairement à une dissolution, il n’y a pas d’annonce légale à publier.

Une pause limitée à deux ans

Une société peut rester en sommeil deux ans au maximum. Avant la fin de ce délai, il faut choisir : reprendre l’activité, ou fermer la société.

Si rien n’est fait, le greffe peut radier la société d’office. C’est la pire issue : la société disparaît du registre sans que les comptes aient été réglés proprement.

Les obligations qui continuent

C’est le point le plus souvent oublié : une société en sommeil reste une société. Il faut toujours tenir une comptabilité, approuver les comptes chaque année, les déposer au greffe et faire les déclarations fiscales, même si elles sont à zéro.

Les frais d’expert-comptable et de domiciliation continuent donc à courir. Pour une société qui ne reprendra probablement pas, ces coûts s’ajoutent pendant toute la durée de la pause.

Sommeil ou fermeture : comment choisir

Si vous êtes sûr de reprendre l’activité dans les deux ans, la mise en sommeil évite de recréer une société et garde votre ancienneté.

Si la reprise est incertaine, une dissolution suivie d’une liquidation est souvent plus économique : une fois la société radiée, plus aucune obligation ne court.

Reprendre après un sommeil se fait simplement, par une déclaration de reprise d’activité au guichet unique.

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