Micro-entreprise ou EI : comment choisir ?
Publié le 2026-10-02
La micro-entreprise et l’entreprise individuelle (EI) sont souvent confondues. En réalité, c’est le même statut juridique : une personne qui exerce en son nom propre, sans créer de société. Ce qui change, c’est le régime fiscal et social choisi. Voici comment trancher.
Le même statut, deux régimes différents
Juridiquement, la micro-entreprise n’est pas une structure à part : c’est une entreprise individuelle qui a opté pour le régime micro-fiscal et micro-social. La différence se joue donc uniquement sur la façon dont vous êtes imposé et dont vous cotisez, pas sur le statut lui-même.
Les seuils de la micro-entreprise
Le régime micro reste accessible tant que le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 203 100 € pour une activité de vente de marchandises, ou 83 600 € pour une prestation de services. Au-delà, vous basculez automatiquement sur le régime réel de l’EI.
Avantage concret : tant que le chiffre d’affaires est nul, vous ne payez aucune cotisation. C’est le statut le plus adapté pour tester une activité sans risque financier.
L’EI classique : pas de plafond, mais un minimum à payer
L’entreprise individuelle au régime réel n’a pas de plafond de chiffre d’affaires. En contrepartie, elle entraîne un minimum de cotisations sociales à payer chaque année, même si l’activité ne génère aucun revenu. C’est le régime adapté à une activité déjà établie, avec un chiffre d’affaires dépassant ou s’approchant des seuils de la micro-entreprise.
Comment choisir
Si vous démarrez une activité incertaine ou à temps partiel : la micro-entreprise limite le risque, puisque rien n’est dû sans chiffre d’affaires.
Si votre activité est déjà lancée et dépasse ou va dépasser les seuils : l’EI au régime réel évite une bascule automatique en cours d’année, et permet de déduire vos charges réelles plutôt qu’un abattement forfaitaire.
Dans les deux cas, le statut (entreprise individuelle) reste le même : vous pouvez changer de régime sans changer de structure.